Durabilité
Module 1 – Promouvoir l’acceptation du tourisme: comment démarrer avec une stratégie claire?
La boîte à outils pour l’acceptation du tourisme offre aux acteurs touristiques un soutien pratique pour relever les défis à l’interface entre la population, les client-e-s et le tourisme. Elle sensibilise les différents groupes d’intérêt au tourisme, renforce l’acceptation du tourisme à long terme et montre comment mener un dialogue constructif. La boîte à outils propose plusieurs modules contenant des méthodes, des aides à la communication, des exemples de bonnes pratiques et des outils de mise en œuvre. Les contenus sont orientés vers la pratique, flexibles et adaptés aussi bien à la prévention qu'à la gestion des tensions ou des conflits existants.
Ce module met l’accent sur l’approche stratégique de l’acceptation du tourisme.
Le tourisme en Suisse jouit toujours d’une excellente réputation, comme le confirment clairement les sondages représentatifs sur l’acceptation du tourisme. La majorité de la population a une opinion positive de ce secteur et reconnaît sa valeur économique, sociale et culturelle. Mais sous la surface, il existe également des questions sensibles qui font régulièrement l’objet de discussions: augmentation des loyers et pénurie de logements, augmentation du trafic, impact sur la nature et l’environnement. Ces défis ne sont souvent pas isolés, mais étroitement liés. Les conflits d’objectifs apparaissent ainsi plus clairement, par exemple entre croissance et qualité de vie, innovation et authenticité, ou encore entre l’attention portée aux clients-e-s et les besoins de la population locale. C’est précisément là que réside la clé – et la responsabilité: pour rendre le tourisme durable, il faut comprendre ces interactions, les nommer et les aborder activement.
Il ne s’agit pas d’attendre que le conflit fasse la une des journaux pour réagir, mais d’écouter et d’observer dès le début et d’intégrer les thèmes pertinents dans une stratégie globale en collaboration avec toutes les parties prenantes. Ce n’est qu’en tenant compte des besoins de la population, des perspectives économiques et des investisseurs, ainsi que des exigences des clients-e, et en les combinant avec la politique et l’administration, que l’on peut obtenir une vue d’ensemble complète. Celle-ci est complétée par les résultats de la recherche et de la science et constitue la base de solutions viables et durables.

Eine erfolgreiche und nachhaltige touristische Entwicklung kann nur im Einklang mit der Lebensqualität der Bevölkerung sowie im Einklang mit den regionalen Werten funktionieren. Für unsere Tourismusstrategie 2025+ haben wir deshalb einen breit abgestützten Strategieprozess durchlaufen, bei dem zahlreiche Akteur:innen aus der Region beteiligt waren, um eine gemeinsame Vision zu entwickeln.
Patrick Bauer, Leiter Destinationsentwicklung & Nachhaltigkeit | Gstaad Saanenland Tourismus
Exemples de bonnes pratiques
Dans le premier module, nous montrons comment cette approche peut être couronnée de succès à l’aide de trois exemples pratiques inspirants provenant de Zurich, Copenhague et Gstaad. Ceux-ci peuvent être adaptés et appliqués à n’importe quelle destination, indépendamment de sa taille et des ressources disponibles:
Zurich prouve, à l’aide d’une vaste étude, à quel point l’écoute attentive peut devenir une boussole stratégique pour les années à venir.
Copenhague envisage le tourisme dans une optique «tout compris»: non pas comme un service destiné aux clients-e-s, mais comme une partie intégrante de la vie sociale.
Gstaad montre comment toute une destination peut façonner ensemble son avenir touristique en impliquant dès le départ les groupes d’intérêt les plus divers.
Ces exemples montrent que le tourisme durable n’est pas le fruit du hasard. Il naît lorsque nous osons voir les relations complexes, poser des questions dérangeantes et trouver ensemble des réponses courageuses.
Zurich: prendre tous les thèmes et toutes les préoccupations au sérieux
Avec son étude à grande échelle «Repenser le tourisme», Zurich Tourisme a fait preuve de courage en écoutant vraiment. Au lieu de se baser uniquement sur des indicateurs économiques, elle a également recueilli de manière ciblée les préoccupations, les souhaits et les perceptions de la population ainsi que des experts de l’administration, de l’économie et du tourisme, auprès d’environ 500 habitants de la ville de Zurich et à travers 57 entretiens approfondis. Depuis 2022, cette enquête auprès de la population est désormais réalisée chaque année.
L’accent n’a pas été mis uniquement sur les avantages du tourisme, mais aussi sur les changements qu’il entraîne, tant positifs que négatifs. Des thèmes tels que la qualité de vie, le logement, les transports ou les changements culturels n’ont pas été écartés, mais abordés de manière ciblée.
Les conclusions ont été intégrées dans la stratégie 2030 de Zurich Tourisme et servent de boussole pour le développement futur de la destination. Le principal enseignement: un tourisme durable commence par une véritable écoute.
L’étude «Repenser le tourisme» est plus qu’une analyse classique: c’est un espace de résonance sociale dans lequel le tourisme est considéré non seulement comme un secteur économique, mais aussi comme une partie intégrante de la vie quotidienne et de l’espace de vie.
Zurich a ainsi délibérément fait un pas en arrière pour pouvoir faire un pas en avant: au lieu de présenter immédiatement des solutions, elle a d’abord créé un espace pour les questions, les doutes et les nouvelles perspectives. Le tourisme n’a pas été défendu, mais ouvertement remis en question – un changement de perspective qui renforce la confiance.
À une époque où les conflits liés à l’utilisation touristique sont de plus en plus visibles, cet exemple montre à quel point il est important de ne pas juger les questions, mais de les prendre au sérieux et de les considérer comme une opportunité de changement commun.
Le tourisme transforme les lieux, façonne les ambiances et influence le quotidien des gens. D’autres destinations peuvent également tirer profit de ce qu’a fait Zurich, quel que soit leur budget: avant de planifier des mesures ou de rédiger des stratégies, il faut écouter sincèrement.
L’expérience montre que si la population n’est pas impliquée, il existe un risque d’incertitudes, de tensions ou de résistances, même dans le cas de projets bien intentionnés. En revanche, celui qui demande dès le début de manière ouverte «Qu’est-ce qui vous motive?» pose les bases de solutions viables.
Il n’est pas nécessaire de mener des études à grande échelle comme à Zurich, des formats d’enquête ou de discussion plus courts conviennent également. Même des échantillons plus petits peuvent fournir des informations précieuses. Ce qui est déterminant, c’est l’attitude d’écoute et l’implication de toutes les voix importantes dans l’élaboration de la stratégie, et non la taille de l’étude.
Zürich Tourismus
Marc Scheurer, Leiter Destinationsentwicklung
Gessnerallee 3, CH-8001 Zürich
+41 44 215 40 36
marc.scheurer@zuerich.com
L’objectif est d’obtenir une vue d’ensemble: comment les habitants, les client-e-s, les responsables politiques, les acteurs économiques et les investisseurs perçoivent-ils le tourisme dans la région? Quelles opportunités et quels défis voient-ils? Les conclusions servent de base à des décisions stratégiques et à une communication crédible. Les experts en développement durable du réseau FST peuvent également apporter leur soutien à l’élaboration d’une telle stratégie.
Instructions étape par étape à télécharger
Étape | Ce qu’il faut faire | Conseils de Zurich |
1. Organiser l’écoute | Réaliser des entretiens, des formats de dialogue (voir module 3 de la boîte à outils) ou des enquêtes en ligne ouvertes avec différents groupes cibles (p. ex. population, commerce, utilisateurs de loisirs, client-e-s). | La diversité compte: Zurich a délibérément recueilli des points de vue hétérogènes, ce qui apporte de la profondeur. |
2. Planifier l’envoi et les incitations | Réfléchir à la manière dont l’enquête sera mise à la disposition des groupes cibles et aux incitations qui encourageront la participation. Moyens possibles: envoi par e-mail, envoi postal, codes QR dans les journaux municipaux ou appels sur les réseaux sociaux, ou approche directe via des organisations locales. Les incitations peuvent être, par exemple, des jeux-concours, des petits bons d’achat ou des documents d’information exclusifs afin d’augmenter le taux de participation. | Un langage simple, des textes d’introduction clairs et des conditions de participation transparentes augmentent le taux de réponse. De petites récompenses ou des tirages au sort favorisent la motivation sans fausser les résultats. |
3. Évaluer et regrouper | Résumer les résultats qualitatifs et quantitatifs, non seulement en fonction des faits, mais aussi des humeurs, des préoccupations et des espoirs. | Mettez également en évidence les «thèmes sensibles» tels que l’identité, la fierté ou le surmenage. |
4. Rendre visible et discuter | Communiquer ouvertement les résultats: dans le journal communal, lors d’un forum public ou à travers une petite exposition. Important: autoriser les questions.
| Zurich a intégré les résultats dans un congrès municipal, ce qui a permis un véritable développement. |
Facteurs de réussite dans l’application |
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Copenhague: penser le tourisme de manière holistique selon l’approche «tout compris»
Avec sa stratégie «Copenhague, tout compris» (2024–2030), Wonderful Copenhagen, l’organisation touristique de Copenhague, poursuit une approche novatrice et globale: le tourisme est considéré comme un système social global qui influence profondément la vie de la ville, avec ses opportunités et ses défis. Le tourisme est ainsi utilisé comme levier pour la protection du climat, la justice sociale, les rencontres interculturelles, la qualité de vie urbaine, la promotion de l’innovation et le développement régional.
À cette fin, une «boussole touristique» a été développée, qui prend en compte six domaines d’action centraux, allant de la formation à l’environnement en passant par la santé et le développement urbain. Tous les domaines d’action sont mis en réseau afin de permettre des solutions ciblées mais interreliées. Le cadre organisationnel de Wonderful Copenhagen y contribue: la fondation est étroitement liée aux organisations locales et aux institutions publiques et peut ainsi utiliser son réseau de manière ciblée.
Le principal enseignement à retenir: le tourisme n’est pas un sujet isolé, mais un phénomène complexe et interconnecté qui nécessite des réponses holistiques et l’implication de tous les acteurs.
Le terme «tout compris» est délibérément réinterprété à Copenhague: il ne s’agit pas de confort pour les voyageurs, mais d’une intégration responsable de toutes les perspectives. La stratégie ne considère pas le tourisme comme un monde parallèle, mais comme une partie intégrante de la vie urbaine quotidienne, avec des répercussions sur les transports, le logement, le travail, l’environnement, la justice sociale et la coexistence culturelle.
Cette approche permet d’identifier rapidement les sources de tension, par exemple entre la croissance du nombre de visiteurs et le stress lié à la densité, et de prendre des mesures coordonnées. L’amélioration de l’acceptation n’est donc pas considérée comme une simple campagne, mais comme une mission culturelle.
En Suisse aussi, le tourisme est de plus en plus considéré comme faisant partie intégrante de modes de vie complexes. Cela vaut aussi bien pour les grandes villes que pour les petites régions de montagne et lacustres, partout où les clients-e-s et les habitant-e-s partagent le même espace. Les frontières entre clients-e-s et habitant-e-s, loisirs et vie quotidienne, espace de vie et espace d’expérience s’estompent, en particulier dans les zones touristiques et les régions densément peuplées.
Copenhague montre comment un cadre stratégique peut aider à traiter le tourisme non pas comme un sujet isolé, mais comme un sujet systémique. Connaître les interactions, par exemple entre le nombre de visiteurs et les besoins en logements, les transports ou les niveaux de prix, permet une gestion plus durable. Pour cela, il n’est pas nécessaire de disposer d’un grand département stratégique: de simples aperçus, des dialogues locaux et des échanges réguliers avec les communes, les entreprises et la population peuvent déjà contribuer à mettre en évidence ces liens. À l’instar de Wonderful Copenhagen, les petites destinations suisses, dont les OGD sont étroitement liées aux communes et à la politique, disposent de circuits courts et de responsabilités claires. Cela facilite une réflexion globale et permet de regrouper rapidement les différents intérêts.
Le «Copenhagen Tourism Compass» n’est pas un modèle rigide, mais un outil de réflexion qui peut être transposé et adapté aux destinations suisses. De nombreuses régions peuvent déjà commencer avec un ensemble réduit et simplifié de thèmes – par exemple uniquement la mobilité, la nature, le logement et la qualité de vie – et l’élargir ultérieurement si nécessaire.
Wonderful Copenhagen
Catharina Cecilie Aas, Head of Sustainability
woco@woco.dk
+45 23 38 30 54
Ne pas considérer le tourisme de manière isolée, mais comme faisant partie intégrante du contexte social: quels sont les effets du développement touristique sur le logement, les transports, l’environnement, la cohabitation ou le travail? L’objectif est d’établir une vision globale afin de mettre en évidence des liens surprenants et de trouver de meilleures solutions.
Instructions étape par étape à télécharger
Étape | Ce qu’il faut faire | Conseils de Copenhague |
1. Définir des catégories | Identifiez 4 à 6 thèmes pertinents pour votre région (par exemple, la mobilité, la qualité de vie, l’environnement, l’intégration sociale, l’économie, l’aménagement du territoire). | Organisez un bref atelier avec des représentants du tourisme, des communes, de l’économie et de la population afin de déterminer ensemble ces domaines. Copenhague utilise délibérément des catégories interdisciplinaires et non purement touristiques. |
2. Rendre visibles les liens transversaux | Établissez des liens: comment la gestion des visiteurs influence-t-elle par exemple l’espace de vie? Quel est le rapport entre les pics saisonniers et les conditions de travail? | Élaborez ensemble les liens lors d’un atelier et utilisez des visualisations, telles qu’un tableau blanc (numérique) pour la cartographie. |
3. Poser des questions sur l’impact | Formulez 1 à 2 questions clés par domaine, telles que: «Comment notre offre touristique influence-t-elle l’évolution des prix dans la localité?» ou «Combien de rencontres culturelles ont réellement lieu?» | Les questions clés apportent de la profondeur. Complétez les questions par des idées de mesure ou des points d’observation, par exemple des sources de données (enquêtes auprès des client-e-s) ou des observations qualitatives (conversations, groupes de discussion). |
4. Coordonner la stratégie ou les mesures | Ne planifiez pas de mesures individuelles, mais privilégiez les solutions mises en réseau qui ont un impact dans plusieurs domaines. | Mettez en place une petite équipe de coordination (p. ex. tourisme, aménagement du territoire, durabilité) chargée d’examiner les synergies. Exemple: stratégie de transports publics qui renforce à la fois la gestion des flux touristiques, la protection du climat et la qualité de vie locale. |
5. Documenter et communiquer les résultats | Rendez visibles les liens qui ont été identifiés, par exemple dans un rapport succinct, une infographie ou sous forme de contribution aux processus stratégiques. | Les résultats peuvent également être présentés publiquement, ce qui crée de la transparence et invite à la participation. |
Facteurs de réussite dans l’application |
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Gstaad: impliquer les acteurs pertinents dans le processus stratégique
Avec sa nouvelle stratégie touristique 2025+, Gstaad a mené un processus stratégique largement soutenu, auquel ont participé de nombreux acteurs de la région – de l’agriculture à l’hôtellerie, en passant par le commerce, les investisseurs, les associations locales et les communes. L’objectif était non seulement d’élaborer une vision pour le développement touristique, mais aussi de formuler des mesures concrètes en accord avec la qualité de vie de la population et les valeurs régionales.
Il est particulièrement remarquable qu’à Gstaad, les questions de développement, les conflits d’utilisation et le potentiel touristique n’aient pas été considérés séparément, mais comme faisant partie d’un espace de vie intégré. La protection de la culture alpine, l’implication de la population et l’accent mis sur la durabilité des expériences constituent le fil rouge de la stratégie.
Gstaad montre de manière exemplaire comment les orientations stratégiques peuvent être couronnées de succès lorsque le tourisme est considéré comme faisant partie d’un espace de vie commun et non comme un système distinct. Au lieu de ne tenir compte que des perspectives internes au tourisme, Gstaad a très tôt intégré les voix les plus diverses de la destination: population, agriculture, politique, commerce, investisseurs et bien d’autres encore.
Il en résulte une stratégie fondée sur l’identité régionale, le respect mutuel et la qualité de vie à long terme, et non sur la maximisation des profits à court terme. Parallèlement, le tourisme n’est pas dévalorisé, mais considéré comme un moteur du développement régional pouvant être façonné collectivement.
Il apparaît ainsi clairement qu’une large participation n’est pas seulement démocratique, elle est aussi stratégiquement judicieuse. Elle apporte pertinence, acceptation et engagement dans le processus.
De nombreuses stations touristiques, grandes ou petites, notamment dans les Alpes, sont confrontées à un conflit d’objectifs entre création de valeur, hospitalité et qualité de vie. Gstaad montre qu’il est possible non seulement d’apaiser ces tensions, mais aussi de les transformer en énergie constructive, à condition que tout le monde ait son mot à dire.
Ce qui rend Gstaad particulièrement transposable:
La population a non seulement été informée, mais aussi sérieusement impliquée.
Le dialogue a été institutionnalisé – par le biais du conseil de destination
Le processus stratégique n’était pas un concept tout prêt, mais un espace de réflexion
Gstaad offre ainsi un excellent exemple pour les destinations qui considèrent la stratégie touristique comme un projet commun et qui anticipent l’acceptation du tourisme. Qu’il s’agisse d’une petite destination ou d’une grande ville, les principes de base – dialogue ouvert, responsabilité commune et implication continue – peuvent être transposés à toutes les échelles.
Gstaad Saanenland Tourismus
Patrick Bauer, Leiter Destinationsentwicklung & Nachhaltigkeit
patrick.bauer@gstaad.ch
+41 33 748 81 65
Une stratégie qui ne se contente pas d’être séduisante sur le papier, mais qui est également soutenue par la région: réfléchie, discutée et élaborée avec elle. L’objectif est de considérer le tourisme comme faisant partie intégrante du cadre de vie et d’harmoniser ainsi à long terme l’acceptation, la qualité de vie et la création de valeur.
Instructions étape par étape à télécharger
Étape | Ce qu’il faut faire | Conseils de Gstaad |
1. Identifier les groupes concernés | Qui façonne l’espace de vie? Les entreprises touristiques, l’agriculture, les communes, les associations, la culture, les résidents secondaires, les jeunes, etc. | Gstaad a délibérément invité des voix» non touristiques». Pour cela, vous pouvez dessiner une carte simple des parties prenantes avec des cercles (par exemple en fonction de leur influence, de leur intérêt, de leur proximité avec le tourisme). Cela permet de mettre en évidence les lacunes. |
2. Développer un format pour la participation | Auditions régionales, ateliers, participation en ligne ou événements de dialogue – en fonction des ressources et de la taille | Important: la participation ne doit pas être seulement symbolique, mais avoir une réelle influence. Ces formats de participation peuvent également être accompagnés de manière ciblée par des modérateurs neutres, par exemple par l’un des experts en durabilité du réseau FST. |
3. Élaborer des objectifs communs | Où voulons-nous aller? Quelles valeurs et quelle qualité de vie le tourisme doit-il garantir? Quels sont les sujets sensibles? Quels sont les domaines touristiques qui préoccupent notre population? | Gstaad travaille avec des lignes directrices fondées sur les identités régionales. |
4. Envisager une institutionnalisation | Existe-t-il un comité ou un groupe de travail qui accompagne l’ensemble du processus à long terme? | Gstaad a créé un format de dialogue avec le conseil de destination. |
5. Facteurs de réussite |
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Conseils
- extension
Impliquer les parties prenantes dès le début
Prendre en compte tous les acteurs concernés (population, entreprises, responsables politiques et investisseurs) et les impliquer activement dans l’élaboration de la stratégie dès le début afin de garantir la diversité des points de vue et l’acceptation.
- handshake
Encourager les coopérations de manière ciblée
Renforcer la mise en réseau entre les OGD, les entreprises et les institutions afin d’exploiter les synergies et d’éviter les doublons.
- assessment
S’appuyer sur des faits
Utiliser des analyses, des enquêtes, des données de marché et des statistiques sur les visiteurs et les compléter par des perspectives qualitatives afin de prendre des décisions éclairées et d’étayer objectivement le processus stratégique.
- auto_stories
Développer une vision et des valeurs communes
Définir des plans directeurs clairs, des objectifs stratégiques et des valeurs qui soient soutenus par tous les partenaires et servent de référence pour la prise de décisions.
- center_focus_strong
Fixer clairement les priorités
Définir des axes prioritaires afin que les ressources soient utilisées de manière ciblée et que les objectifs stratégiques restent réalisables.
- public
Intégrer la durabilité
Prendre en compte les aspects écologiques, sociaux et économiques dès la phase de planification afin de garantir la viabilité à long terme.
- change_circle
Concevoir une stratégie itérative
Revoir régulièrement les mesures stratégiques et les adapter aux nouveaux développements, tendances ou connaissances afin de garantir la flexibilité et la viabilité future.
- chat_bubble_outline
Communication transparente
Communiquer ouvertement les résultats, les étapes intermédiaires et les processus décisionnels afin d’instaurer la confiance et d’informer en permanence les parties prenantes.
Pièges à éviter
- extension
«Un sujet à la fois, s’il vous plaît.»
Considérer les thèmes de manière isolée, sans tenir compte de leurs interactions (p. ex. logement, mobilité, qualité de vie), conduit à lutter contre les symptômes et non à trouver des solutions de durabilité.
- diversity_1
«Nous interrogerons quelques personnes plus tard.»
La participation en tant qu’étape ultérieure n’est pas crédible. En impliquant les personnes concernées dès le début, on crée une véritable coresponsabilité.
- zoom_out_map
«Nous n’avons pas besoin de perspectives externes ici.»
Ignorer la science, la recherche ou les exemples d’autres destinations, c’est passer à côté d’impulsions précieuses. Zurich, Gstaad et Copenhague montrent à quel point l’expertise externe peut être précieuse.
- sensor_door
«Nous n’avons pas besoin de perspectives externes ici.»
Éviter les conflits ou les questions sensibles (par exemple, les transports, le logement, le surtourisme) nuit à la crédibilité. Une approche ouverte instaure la confiance et permet de trouver de véritables solutions.
- theater_comedy
«Éviter les sujets désagréables.»
Éviter les conflits ou les questions sensibles (par exemple, les transports, le logement, le surtourisme) nuit à la crédibilité. Une approche ouverte instaure la confiance et permet de trouver de véritables solutions.
- sports_score
«La stratégie est enfin prête, on peut enfin se détendre!»
Considérer la stratégie comme un point d’arrivée plutôt que comme un point de départ pour un développement continu freine la dynamique et fait perdre des personnes en cours de route.
Aperçu des modules
- volunteer_activism
Modul 2 – Übersicht gewinnen: Wie identifiziere ich Herausforderungen meiner Destination?
- handshake
Modul 3 – Stakeholdermanagement gestalten: Wie binde ich die wichtigsten Ansprechgruppen aktiv ein?
- interests
Modul 4 – Tourismusnutzen steigern: Wie erhöhe ich den Mehrwert für alle Ansprechgruppen?
- groups
Modul 5 – Gästebeteiligung stärken: Wie mache ich Gäste zu Mitgestaltenden?
- search
Modul 6 – Kommunikation meistern: Wie gehe ich sicher mit klassischen Medien, Social Media und Politik um?
- visibility
Ausblick
Vers le module
Le contenu de la boîte à outils sera élaboré et publié de manière continue jusqu'au printemps 2026.

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