Contre de nouvelles restrictions budgétaires

A la suite de l’abolition du cours plancher entre le franc et l’euro, les perspectives financières de la Confédération se sont détériorées. Le programme de stabilisation 2017–2019 prévoit d’alléger le budget fédéral d’un milliard de francs à partir de 2017, avec pour objectif de satisfaire aux exigences du frein à l’endettement. La Fédération suisse du tourisme prend ci-après position sur les mesures qui concernent le tourisme, en tenant tout particulièrement à exprimer son opposition à de nouvelles restrictions budgétaires dans ce domaine.

Les principaux points en bref:

  • Les contributions en faveur des cours et des camps Jeunesse+Sport, notamment dans le domaine des sports de neige, ne doivent pas être amputées de 1,05 million de francs par an.
  • Les apports au Fonds de développement régional (NPR) ne doivent pas être réduits de 1,6 à 2,1 millions de francs par an.
  • Le programme Innotour ainsi que les fonds alloués à Suisse Tourisme doivent être maintenus à hauteur de ce qui était prévu, ne serait-ce que parce que les ressources octroyées à Suisse Tourisme ont déjà été diminuées de 2,3 millions de francs dans le budget 2016, à la surprise générale.
  • Dès lors qu’elle ne porte pas sur des domaines relevant de la sécurité, la surveillance dans les transports publics doit être flexibilisée, et par là même allégée.
  • Un contrôle périodique des comptes annuels des entreprises de transport intégrant une évaluation des risques doit permettre de décharger les petites exploitations de remontées mécaniques ainsi que l’Office fédéral des transports (OFT) sur le plan administratif, tout en renforçant l’efficacité des procédures.
  • Les obligations d’assainir relatives aux émissions sonores dans le secteur ferroviaire ne doivent être mises à exécution que dans les cas où les mesures applicables s’avèrent réellement efficaces et proportionnées. Il sera ainsi possible d’économiser jusqu’à 2 milliards de francs à l’avenir.
  • La loi relative aux activités à risque (LRisque) ne doit pas être abrogée car l’économie de 150’000 francs qui en découlerait serait bien trop négligeable par rapport aux effets négatifs d’une telle suppression.